Bonne année et meilleurs voeux

11 janvier 2012

A l’occasion  de la nouvelle année 2012

L’opération Exodus/états généraux de la nation

Vous adresse ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité

En souhaitant que celle-ci réalise notre souhait à tous

La fin de la dictature au Congo

Intervention de Monsieur Toungamani benjamin

L’enchanteur Pigasse a prétendu que le Congo de Sassou serait bientôt la coqueluche de l’Afrique

28 décembre 2011

CLIMAT DES AFFAIRES SELON LA BANQUE MONDIALE : Enfin le Congo de Sassou Nguesso est à sa vraie place !

Enfin le Congo est à sa vraie place ! Les experts de la Banque Mondiale qui ont fait ce classement n’ont pas été achetés !

La République du Congo pays émergent en 2025 et qui rejoindra Singapour c’est pour les idiots qui ont cru à l’auto-suffisance alimentaire en l’an 2000.

Voir le classement mondial en cliquant sur le lien ci dessous:

Sur 45 pays en Afrique, le congo est 43e

Sur 183 pays dans le monde, le Congo est 181eme

http://francais.doingbusiness.org/rankings

Françafrique, Afrique,Congo, Biens mal acquis, le livre de Harell et Hofnung

22 décembre 2011

Mise en vente : 24/11/2011

LE SCANDALE DES BIENS MAL ACQUIS


Enquête sur les milliards volés de la Françafrique

 

 

 

Xavier HAREL et Thomas HOFNUNG

 

Quand un secret de Polichinelle de la Ve République vire à l’affaire d’État

Depuis les indépendances des années 1960, les initiés savaient que certains dirigeants africains « amis de la France » menaient grand train à Paris ou sur la Côte-d’Azur : hôtels particuliers en pagaille, voitures de collection en veux-tu en voilà, comptes en banque à gogo. Mais qui s’en souciait vraiment ?

Au printemps 2007, une plainte déposée à Paris par une poignée d’ONG, accusant plusieurs chefs d’État africains de détournements de fonds publics, a lancé l’affaire de ces   « biens mal acquis » sur le dos de leurs peuples. Après moult péripéties judiciaires,  la Cour de cassation a autorisé, en novembre 2010, l’ouverture d’une enquête inédite sur les fortunes accumulées en France par les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée Équatoriale.

Les journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung dévoilent dans ce livre, révélations à l’appui, les dessous de ce scandale majeur. Après l’affaire Elf, l’affaire des BMA pourrait faire trembler les fondements de la République. Par quels circuits financiers transitent les fonds détournés ? De quelles complicités ont bénéficié ces dirigeants pour placer leurs pétrodollars dans l’Hexagone ? Le silence des partis politiques français serait-il lié à des financements occultes ? Autant de questions liées à ce scandale de la corruption ordinaire aux parfums de Françafrique.

 

 

Xavier Harel, chroniqueur à TV5-Monde, est notamment l’auteur de Afrique, pillage à huis clos.   Comment une poignée d’initiés siphonne le pétrole africain (Fayard, 2006) et de La Grande       Évasion. Le vrai scandale des paradis fiscaux (Les Liens qui libèrent, 2010).
Thomas Hofnung, journaliste à
Libération, est notamment l’auteur de La Crise ivoirienne. De Félix Houphouët-Boigny à la chute de Laurent Gbagbo (La Découverte, 2011). Il a reçu en mai 2011 le prix du Syndicat de la presse quotidienne nationale, dans la catégorie meilleure enquête de l’année, pour un article paru dans Libération sur l’affaire des biens mal acquis.

Collection : Cahiers libres – 240 pages – 19,50 €

 

 

www.editionsladecouverte.fr

 

Xavier Harell, Toungamani Benjamin et Thomas Hofnung

 

 

Comité ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

19 novembre 2011

Comité ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

 

                               Le 10 novembre 2011

 

M Alain Juppé

 

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes.

 

37, Quai d’Orsay

 

75351 Paris

 

 

 

 

 

Objet : Information pour action

 

                                

« Mon seul péché aux yeux du gouvernement du Congo-Brazzaville a été de demander un Congo uni et prospère pour tous, une justice impartiale au service du peuple et la dénonciation des malversations financières de nos dirigeants qui sont la cause de notre misère socio-économique…

Je ne vendrai jamais au plus offrant ma probité et mes convictions profondes et s’il faut que je me sacrifie pour mon pays, je le ferai ! »

Ce sont-là, Monsieur le Ministre, les derniers mots, à notre disposition, de notre compatriote Amédé Deleau Loemba, dans les geôles du Congo-Brazzaville. Mots qui, au regard de l’actualité internationale récente, ne vous seront aucunement étrangers et, parce que nous avons observé en ce sens une célérité de la France et de vous-même particulièrement en affirmant à propos des événements de la Libye au début de l’été dernier que « les dictateurs, les tyrans, les bourreaux sont peu à peu mis en demeure de rendre des comptes à la communauté internationale et que le progrès ne devrait pas se briser à Benghazi ».

Amedé Deleau Loemba, âgé de trente et un ans, avait projeté, en mars de cette année,  d’organiser une manifestation pacifique à Pointe-Noire pour dénoncer l’insalubrité, la dégradation des routes, les inondations de la ville à chaque pluie diluvienne, mais surtout les détournements de fonds impunis des autorités municipales. Depuis cette date, il avait été arrêté et transféré en avril 2011 à Brazzaville dans les geôles de la maison d’arrêt de Brazzaville, où il est incarcéré arbitrairement et sans jugement depuis huit mois.

Depuis le 20 octobre 2011 Monsieur Amedé Deleau Loemba a commencé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, et sa santé se dégrade considérablement.

Le droit de manifestation est expressément mentionné et reconnu par le dispositif constitutionnel congolais en vigueur et, en y recourant, notre compatriote ne comptait qu’exercer un droit fondamental et universel, retenu comme tel par les conventions internationales pourtant ratifiées par le Congo-Brazzaville. Qu’à cela ne tienne, il a été arrêté.

Il ne demande alors qu’à être jugé, mais les autorités judiciaires congolaises qui, apparemment, reçoivent les ordres du pouvoir politique ne semblent pas pressées de le juger, pour des raisons qui échappent aussi bien à l’Etat de droit qu’au bon sens.

Nous vous prions, Monsieur le Ministre, en votre qualité de Ministre des Affaires étrangère du pays des droits de l’homme, de vous enquérir de l’exacte portée de cette affaire et éviter qu’un drame supplémentaire ne vienne s’ajouter à d’autres plus connus, comme « l’affaire des disparus du Beach » ou l’assassinat du journaliste franco-congolais Bruno Ossebi.

 

 

Pour le collectif ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

 

Mingua mia Biango (Informaticien)

Benjamin Toungamani (Enseignant)

Brice Nzamba (Avocat)

Djess dia Moungouansi (Expert Financier)

Copie envoyée à :

-      François Fillon – Premier ministre : 57 Rue de varenne 75007 Paris

-      Hillary Clinton – Secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique

                                           US Department of States

                                           2201 C Street NW

                                           Washington, DC 20520

 

-  Amnesty internationale : 76 Boulevard de la villette 75940 Paris cedex 9

NB : Nous avons l’obligation et le devoir de nous mobiliser pour notre compatriote Amedé Del’eau Loemba détenu arbitrairement à la maison d’arrêt de Brazzaville,mais aussi pour tous les congolais quelques soient leurs fonctions civiles ou militaires, leurs opinions politiques ou religieuses qui sont victimes de l’arbitraire du pouvoir de Denis Sassou Nguesso.

DSK, Sassou, Pigasse, FMI, Franceafrique ! est ce le même combat pour spolier le CONGO ?

13 novembre 2011

CONGO Nice Matin 13 nov 2011

Un Cannois dépose plainte contre DSK et le FMI pour

complicité avec Sassou Nguesso

Afrique

Spolié de ses entreprises par l’État du Congo, Serge Berrebi dénonce l’effacement par la France des 2,6 milliards d’euros de la dette congolaise sur la base de documents falsifiés et parle de “rétro-charité”

Don Quichotte est peut-être cannois. Ruiné par l’État voyou du Congo, Serge Berrebi, 62 ans, a renoncé à récupérer un jour les 18 millions d’euros (lire plus loin) que le président Sassou-Nguesso lui doit. Mais pas à ce que justice soit faite au peuple congolais et aux contribuables français ! En fin de semaine dernière, ce chef d’entreprise cannois a déposé plainte pour « faux et usage de faux » auprès du parquet de Paris, contre Dominique Strauss-Kahn et le FMI. Rien de moins !

Motif : ce serait sur la base de « rapports falsifiés et en connaissance de cause » que le FMI a, en septembre 2010, engagé la France à effacer les 2,6 milliards d’euros de la dette du Congo : « Moi, dans l’histoire, je suis deux fois le dindon de la farce. Je ne récupère pas l’argent que le Congo a été condamné à me rendre et je paye – et mes enfants paieront longtemps -, en tant que contribuables, une partie de ce cadeau fait à un État voyou, poursuivi depuis 2007 dans le cadre de l’enquête internationale sur les biens mal acquis. »

« La vertu falsifiée »

Cette plainte, Serge Berrebi a décidé de ne plus la retenir en apprenant que les dignitaires de l’État du Congo continueraient d’exfiltrer des dizaines de millions d’euros hors de leur pays En toute impunité (lire plus loin).

« Je viens dénoncer ce que tout le monde sait au FMI, à la Banque mondiale, en France, à droite comme à gauche : le Congo avait largement les moyens de s’acquitter de sa dette. Et le pire, c’est que ce cadeau somptuaire ne sert même pas à sortir le peuple congolais de l’épouvantable misère dans laquelle ses dirigeants le maintiennent ! » L’incrimination serait justifiée par la falsification présumée de rapports du FMI, établis, selon Serge Berrebi, dans le seul but de présenter le Congo comme « un État vertueux ». Telle est, en effet, la condition sine qua non à l’effacement de la dette d’un État pauvre.

Avant qu’on ne lui fasse cadeau d’une ardoise de 2,6 milliards d’euros, le Congo devait rembourser ses « débiteurs contentieux ». Le FMI, en 2007, l’avait ordonné. Et en avait dressé la liste : un fonds de pensions américain et Serge Berrebi. « Sauf qu’en septembre 2010 ma créance est subitement déclassée, sur la base de faux rapports. Couverte par une étrange clause de confidentialité, celle du fonds de pensions est, en revanche, acquittée pour la bagatelle de 939 millions de dollars… alors qu’un rapport d’audit de KPMG l’évaluait à seulement 350 millions. On se dit sans doute qu’un petit chef d’entreprise cannois ne viendra pas mettre son grain de sable dans cette magouille. On se trompe. »

L’or noir tombé du ciel et « rétro-charité » ?

Jusqu’à quel point ? Serge Berrebi, en tout cas, ne veut rien lâcher. Il accumule ce qu’il estime être des preuves irréfutables d’une complicité entre le FMI et l’État congolais.« Depuis longtemps, des proches de M. Strauss-Kahn œuvraient auprès de M. Sassou-Nguesso pour maquiller ce pays riche de pétrole et de diamants en un pays pauvre, pour qu’il obtienne un effacement quasi total de ses dettes. »

Dans quel but ? Au profit de qui ? Serge Berrebi laisse le soin à la justice de l’établir, même si, sur son blog, il évoque « une rétro-charité ». Il ne manque cependant pas de rappeler qu’en septembre 2010 Total, ainsi que l’ENI (la compagnie pétrolière italienne), n’ont attendu qu’une quinzaine de jours après la décision du FMI… pour révéler que 300 millions de barils de pétrole allaient pouvoir être extraits du gisement de Mohon Bilondo.

« Qui peut croire qu’une telle manne a été découverte en deux semaines. Qui peut croire que le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris ignoraient qu’au prix actuel du brut, cet or noir rapporterait, sur dix ans, 15 à 20 milliards de dollars à la République du Congo. »

De quoi, il est vrai, payer dix fois une dette qui pèse désormais sur le dos des contribuables français… alors que, sur fond de plan d’austérité, la France cherche aujourd’hui des milliards partout !


Une goutte d’eau de 18 millions d’euros

C’est en 1993 que la justice française a condamné l’État congolais à indemniser Serge Berrebi pour l’avoir spolié de ses biens, notamment de la société qu’il avait créée à Pointe-Noire, en 1987.

Socalivou, le complexe avicole qu’il avait racheté à Jean-Baptiste Doumeng, le « milliardaire rouge », y était devenu une entreprise florissante. Tellement qu’elle suscita l’envie des dignitaires du régime de Sassou-Nguesso.

« Fin 1989, on me fait savoir qu’il serait “opportun” que je quitte le pays. Au plus vite. » Le message est suffisamment clair pour que Serge Berrebi rentre en France, chez lui, au Cap d’Antibes.

Vingt-deux ans plus tard, le chef d’entreprise cannois a englouti toute sa fortune pour payer une procédure judiciaire qu’il ne parvient toujours pas à faire exécuter.

Par deux fois, pourtant, en première instance dès 1993, puis en appel, Serge Berrebi a obtenu un jugement le réintégrant dans ses droits, évalués à 18 millions d’euros.

Jean-François Roubaud (jfroubaud@nicematin.fr)

Rencontre à Paris conférence nationale exodus

26 octobre 2011

L’opération -conférence nationale ‘’Exodus’’

Fait son chemin

 

A l’appel  de la convention des patriotes congolais pour le changement, une rencontre regroupant plusieurs organisations  politiques et de la société civile a eu lieu à Paris  au Centre RAVEL (dans le 12ème arrondissement) Dimanche 23 octobre 2011 à 13 heures, dans la salle PAUL VALERY.

 

L’ordre du jour, arrêté séance tenante de ladite réunion  était axé sur les deux points importants du moment à savoir :

La proposition de la tenue d’une Conférence Nationale et à l’organisation de l’Exodus

 (Retour au pays) »

Une trentaine de participants représentants les directions des dites organisations assistaient à la rencontre.

Chaque organisation a donné son point de vue sur l’opportunité d’organiser en Europe des assises (conférence ou autres états généraux) pour permettre à la diaspora de se mettre en ordre de bataille pour le rétablissement du processus  démocratique, l’éradication de la dictature, pour un avenir social et économique favorable à tous les congolais.

Chaque intervenant a réaffirmé le rôle prépondérant de  l’importance du terrain national mais aussi de l’importance du lien organique et théorique entre la diaspora et la résistance intérieure.

 

 

 

La rencontre qui s’est déroulée dans un esprit constructif a permis de mettre en lumière les difficultés subjectives et objectives du projet (problèmes de leader chef,   manque de synergie entre groupes, contenu des états généraux, problèmes pratiques)

A l’issue de la réunion, il a été proposé à l’unanimité, la tenue d’une autre rencontre pour discuter du contenu de la dite conférence ainsi que de ses modalités pratiques.

Des échanges informels ont clos cette rencontre qui est la seconde de cette envergure, convoquée par la convention des patriotes, La première ayant eu lieu à Chatelet.

 

 

 

Sassou serait- il le petit chien couchant de la Francafrique de Sarkozy ?

26 octobre 2011

                                                  Sarkozy accusé de favoriser son ami Bolloré
en Afrique
Par Michel Martins, publié le 24/10/2011 à 18:29, mis à jour à 19:23

Selon Jacques Dupuydauby, ex-dirigeant du groupe portuaire Progosa, interrogé par
Mediapart, des chefs d’Etat africains auraient avoué avoir subi des pressions de la
part de l’Elysée au profit du groupe Bolloré.
“Quand Vincent Bolloré s’implante quelque part, il utilise le président français comme son VRP
de luxe. Nicolas Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et
fait des pressions [...] On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des
concessions.” Dans l’interview que publie Médiapart ce lundi, Jacques Dupuydauby ne mâche
pas ses mots, et accuse ouvertement le président de la République de “chantage d’Etat” au
profit de son ami Vincent Bolloré.
Au lendemain de son départ à la retraite, l’homme d’affaires franco-espagnol, président du
groupe portuaire Progosa, ancien vice-président du groupe Bouygues et proche des réseaux
chiraquiens, affirme avoir personnellement recueilli les confidences embarrassantes de
plusieurs présidents africains, dont Faure Gnassingbé (Togo), Denis Sassou N’Guesso (Congo)
et Paul Biya (Cameroun).
“Vous ne pourrez plus compter sur l’appui de la France”
Les trois dirigeants lui auraient affirmé qu’ils ne pouvaient (ré)attribués la gestion des ports de
Lomé, Pointe-noire et Douala à son ex-société en raison des pressions exercées par Nicolas
Sarkozy au profit du groupe Bolloré. Selon lui, le message de l’Elysée était clair: “Si vous ne
faites pas ce qu’on vous demande en donnant telle et telle chose à Bolloré, vous ne pourrez
plus compter sur l’appui de la France.”
Dans cet entretien, Jacques Dupuydauby évoque également l’intervention de l’Elysée pour les
ports de Misrata en Libye, et d’Abidjian en Côte d’Ivoire, attribués malgré les bouleversements
politiques au groupe Bolloré. Selon l’ex-homme d’affaires, Patrick Balkany, député-maire de
Levallois-Perret et Alain Carignon, un proche de Brice Hortefeux, jouaient un rôle de “courroie
de transmission” entre le chef de l’Etat et ces dirigeants africains.
Le bras de fer Dupuydauby-Bolloré ne date pas d’hier
Par ailleurs, l’ex-dirigeant qui a été comdanné le 7 septembre dernier à vingt ans de prison
ferme et plus de 350 millions d’euros d’amendes par un tribunal de Lomé (Togo) pour “abus
de confiance”, “délit d’escroquerie” et “groupement de malfaiteurs” affirme que “toute cette
affaire a été orchestrée par Vincent Bolloré”. Jacques Dupuydauby demande également
l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire par la nouvelle majorité socialiste du
Sénat.
Le bras de fer qui oppose Jacques Dupuydauby et Vincent Bolloré en Afrique ne date pas
d’hier. Voilà des années que le Sévillan d’adoption et le Breton de souche échangent menaces
Impression – L’Express Page 1 of 2
http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=1044076&k=25 25/10/2011

Encore un scandale ? (Article de Congo Nfoa)

9 octobre 2011
INFORMATION  TRÈS IMPORTANTE
A l’heure où l’on parle des mallettes de billets (cf. les révélations de l’avocat Robert Bourgi), nous venons d’apprendre qu’il y a une semaine, les Douanes et la Police des Frontières françaises ont interpellé, à Roissy, l’épouse du ministre congolais des Finances, Madame ONDONGO, avec des valises remplies de billets de banques en dollars US et en Euros dont le montant global avoisinerait les 20 milliards voire plus.
Une première fois, les Services français avaient fermé les yeux et l’avaient laissé passer sans l’interpeller. Sauf que, cette fois-ci, ils se sont certainement dits : “TROP C’EST TROP”, et ils l’ont interpellée.
Nous disons bien que ce n’est pas la première fois qu’elle fait ce trafic, d’autant que plusieurs noms seraient en circulation pour ces opérations… Madame ONDONGO a été laissée en liberté parce que détentrice d’un passeport diplomatique, mais le magot, lui, a été saisi âr les services des douanes et de la police des frontières de Roissy.
Comme toutes les prises faites par les services des douanes et de la police des frontières, cette belle une prise est désormais propriété de la France. Autrement dit, ce joli  magot qui a été saisi ne sera donc pas restitué à l’État congolais.
 
A l’heure où les affaires des valises et des Biens Mal Acquis battent leur plein en France, la nouvelle de Mme ONDONGO fait à présent partie des boules puantes dans le jardin de M. Sassou Nguesso et son clan.
Cela dit, il y a lieu de se poser la question de savoir combien y a-t-il de comptes bancaires de blanchiment d’argent ailleurs qu’en la France ou en Europe ? Et si l’on parlait de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de l’Arabie Saoudite et de Dubaï ou de l’Ile Maurice, etc., ?
Les révélations de Me BOURGI ne sont que la face visible de l’iceberg.
 
Aux journalistes de continuer les investigations pour en apprendre bien plus…
 
Le Congo de Sassou Nguesso, un État voyou gouverné par des ripoux.
 
CONGO-MFOA

interview sur l’opération exodus

30 septembre 2011

Interview sans concession de Benjamin Toungamani sur son projet politique et l’opération EXODUS

Cette interview de Benjamin Toungamani, Président de la plateforme contre la corruption et l’impunité (PCCI) a été réalisée grâce aux questions des lecteurs du site www.congo-liberty.com que nous tenons à remercier. Nous nous excusons auprès de nos lecteurs qui n’ont pas vu leurs questions prisent en compte car la plupart d’entre elles se recoupent.

(MABIALA) : Que pensez-vous de l’affaire Bourgi sur la Françafrique et la PCCI pourra-t-elle se constituer partie civile dans le cadre d’un éventuel procès pour défendre le contribuable congolais, Sassou Nguesso étant l’un des principaux pourvoyeurs ?

L’affaire Bourgi n’est qu’un scandale de plus en Françafrique. La PCCI avait donc raison lorsqu’elle soulignait l’importance de l’affaire des biens mal acquis.

Je rappelle que très peu de congolais nous ont suivis pratiquement dans cette dénonciation. En témoigne notre difficulté à trouver des parties civiles à l’époque.

Les coups les plus tordus sont même parfois venus de notre ‘’ propre camp’’.

Les militants congolais semblent redécouvrir aujourd’hui la gravité de cette situation grâce à des règlements de compte entre politiciens français. C’est tant mieux.

Soulignons cependant que seules les échéances électorales, les présidentielles françaises où tous les coups sont permis expliquent ce regain d’intérêt. Monsieur Bourgi ne s’est pas mis à table pour les beaux yeux des congolais.

Ce sont les congolais eux-mêmes qui doivent se mettre en mouvement pour utiliser tous ces scandales, pour le bien de leur pays, à travers une prise de conscience, quant aux pratiques crapuleuses des politiciens qui ruinent le Congo et ses populations.

Ces affaires juridiques en Occident ne sont ni la propriété de Toungamani, ni celle de la PCCI ou tout autre organisation. Toute la diaspora est concernée et doit donner son obole en commençant par nos frères avocats que nous invitons d’ailleurs très nombreux à l’audience du :

lundi 10 octobre 2011, à 14 heures

Cour d’appel de Paris, Chambre d’instruction

Chambre 2-Pôle 7,

dans le cadre de la plainte de la PCCI contre BNP Paribas, Christel Nguesso et Denis Gokana pour blanchiment d’argent sale. Celle-ci avait été rejetée en première instance.

(MATONGO) : Comment expliquer vous que des membres de la diaspora congolaise et des partis politiques qui se déclarent de l’opposition acceptent de participer aux législatives de 2012, en sachant que les maux qu’ils ont décriés pour les présidentielles sont toujours les mêmes ?

Voilà un marché de dupes. Nous ne pouvons pas être de deux stratégies contradictoires à la fois. Comment voulez-vous participer à des élections dans un pays qui n’a ni institutions, ni véritable constitution, puisque cette dernière, taillée sur mesure après le génocide de1997-2000, est réduite à l’état de paillasson par celui qui nous l’a imposé.

La dernière « élection présidentielle » a montré l’inefficacité de la stratégie des urnes dans l’étape actuelle.

Les populations nous ont fait une sacrée démonstration de stratégie politique en boycottant les urnes sans avoir besoin du mot d’ordre de l’opposition dite classique.

De vous à moi, nous savons tous que, même avec une voix, la sienne, le président actuel aurait quant même été élu.

Les tripatouillages législatifs passés ont donné lieu à des situations qui font la honte de notre pays. Des chefs miliciens comme Willy Mantsanga député, me laisse sans voix.

Je pense que notre pays le Congo, reconnu jusque là comme un bastion du mouvement progressiste, méritait mieux.

Avec un tel désaveu, si des membres de la diaspora congolaise et des partis politiques se réclamant de l’opposition acceptent encore d’aller aux législatives de 2012, c’est que ces derniers refusant notre stratégie de l’Exodus -Conférence Nationale-, ont d’autres objectifs inavouables.

Sommes-nous donc de la même opposition ?

C’est à nous de tirer les conséquences sans le moindre sentimentalisme, à savoir que nous ne partageons peut-être pas les mêmes valeurs pour l’après Sassou.

(BOUNGOU) : On connaît votre combat contre la corruption et l’impunité depuis la conférence nationale, est ce que comme la majorité des congolais, vous comptez saisir les biens, meubles, immeubles et comptes bancaires au Congo et à l’étranger de tous ceux qui se sont enrichis illicitement ?

Le règlement de cette situation dépendra de la suite de notre combat. Si nous prenons le pouvoir, le nouveau fisc règlera la question de l’enrichissement illicite.

Les rouages officiels de l’Etat suffiront pour cela.

Au Congo, les impôts des fonctionnaires et autres salariés sont prélevés à la source. Il suffit alors juste de les comparer avec le patrimoine et autres comptes en banque. Le même traitement sera appliqué aux entreprises bidon qui ne s’acquittent jamais de leurs taxes.

Le travail des redressements fiscaux pourra alors commencer dans toute sa rigueur avec des agents de l’Etat.

Pas de vengeance, la justice, rien que la justice et toute la justice.

Nous pouvons projeter les résultats par expérience. Après la conférence, combien de nouveaux riches ne se sont pas retrouvés dans les rues de Brazzaville et Pointe-Noire en ‘’moussounia bata’’, la source frauduleuse ayant tari.

En tout état de cause, le pays aura besoin de rapatrier les fonds planqués à l’extérieur pour son développement économique et financier.

Les dirigeants Africains actuels sont les rares à ne pas comprendre que tout argent planqué dans les circuits occidentaux est un manque pour les économies africaines. Ces fonds spoliés aux populations permettent de résoudre le déficit des banques occidentales sans laisser de traces, ils reviennent difficilement au bercail (cas de l’argent de Mobutu ou autre Bokassa).

Pour ce, il faudra retrouver toutes ces traces, intenter des procès, utiliser les véritables amis du Congo pour des investigations poussées.

En résumé, ce qui appartient au peuple lui reviendra sous une forme ou une autre.

(MAKAYA) : Comment expliquer vous l’attrait des congolais à la franc-maçonnerie et pouvez-vous nous dire si vous êtes vous-même franc-maçon ?

Je ne suis ni maçon ni d’une tout autre fraternité et n’aspire pas à l’être.

Je n’ai rien contre la franc-maçonnerie en général dont certains combats en occident comme celui pour la laïcité ont été profitable à toute la société, encore que des non maçons -plus nombreux- ont souvent participé à ces initiatives.

Mais comment expliquer que chez nous, plus il y a des francs-maçons, plus notre société s’émiette et se détruit ?

Dans un pays où l’Etat se résume à une famille, à un clan ou à des groupes mafieux plus ou moins tous maçons, tout technicien ou cadre qui échappe au contrôle de ces groupes, devient un danger potentiel…Le ventre creux, il lui faut une grande capacité de résistance, de véritable patriotisme pour ne pas répondre à l’appel des sirènes anti nationales que représentent ces francs-maçons d’un genre tout à fait nouveau..

Tant que les références de nos petits francs-maçons seront De Brazza, Kipling et autres, comme les lions, ce sont les chasseurs qui écriront leur histoire. Il y a d’ailleurs un symbole très fort qui nous humilie en permanence à savoir le musée de la recolonisation qui fait la honte de l’Afrique.

De Brazza est donc devenu le mythe fondateur de la jeune nation congolaise, au placard les Matsoua, Tchicaya U’tamsi, Makoko…et autres figures emblématiques congolaises.

Un mausolée qui a couté des dizaines de milliards alors que des élèves sont assis à même le sol…

Il ya assez de spiritualité dans notre culture pour ne pas être obligés de singer des modèles étrangers

Il nous faut être nous-mêmes, personne ni aucune autre civilisation ne le sera à notre place.

(MOUKOUBA) : Notre armée est à 80% composée de ressortissants du nord du pays, allez-vous faire un rééquilibrage de pour corriger cette injustice ?

Le problème n’est pas qu’il y ait 80%, qui gonflent les rangs des troupes de notre armée, Il est d’ailleurs préférable d’avoir 90% des militaires issues des régions du Nord avec une véritable qualité militaire que de rééquilibrer juste pour ne pas faire grogner les autres régions.

La question est de savoir à quoi sert l’armée au Congo ?

Apparemment elle ne sert qu’à la conservation du pouvoir en terrorisant en permanence les populations civiles qu’elle est censée protéger.

Beaucoup de « nos » soldats actuels presque tous issus de milices criminogènes, sont des drogués, tueurs à gage, à la gâchette facile et à peine lettrés. L’impunité et l’indiscipline venant combler ce monstre. Le recrutement se faisant préférentiellement autour de la famille. Il y a pléthore des officiers par tête de soldat, quand nos frontières restent des vraies passoires.

La restructuration doit être qualitative et quantitative. Il ya quelques années, l’APN avait des missions économiques (boulevard des armées, imprimerie militaire, TP dans les régions…) et les campagnes de recrutement avaient lieu dans toutes les régions. Les avancements se faisaient presque exclusivement par promotion…

A titre de rappel, la Conférence Nationale avait déjà dénoncé la situation actuelle (discours du Pari), un colloque à l’armée aurait dû avoir lieu après le forum politique. Hélas, un puissant lobby militaire a fait reculer le premier ministre de la transition en faveur du statu quo…

Tout est à refaire pour avoir une vrai armée patriotique..

(TATY) : Le Congo a accordé l’hospitalité à de nombreux étrangers. Beaucoup d’entre eux se croit aujourd’hui en territoire conquis. Les congolais sont devenus des étrangers chez eux. Les étrangers bafouent nos lois, nos coutumes, nos traditions et piétinent notre identité.Si demain, vous devenez un décideur politique, qu’est ce vous préconisez pour arrêter ce scandale ?

Historiquement notre pays a toujours été un pays d’accueil, la coexistence avec d’autres nationalités africaines n’a jamais vraiment causé de véritables déséquilibres sociaux ou économiques. De nombreux étudiants d’Afrique centrale y séjournaient, des commerçants maliens, sénégalais, togolais ou béninois avaient même pris la nationalité congolaise (ils étaient nés chez nous)

Mais depuis, la situation a dégénéré car beaucoup de congolais ne se sentent plus chez eux. Ils pensent à juste titre qu’il vaut mieux avoir un compte à régler avec un congolais qu’à un étranger.

En fait, il ya plusieurs raisons à cela :

Toute la société est devenue affairiste au sens négatif du terme. Tout le monde veut escroquer tout le monde.

La corruption est passée par là, beaucoup d’étrangers vivant chez nous sont des hommes d’affaires, ils ont chacun leur protecteur pour ne pas payer les taxes et autres impôts. Ces hommes d’affaires étrangers peuvent transférer des fonds considérables impunément.

Ils accèdent au crédit bancaire facilement pendant que les congolais n’y accèdent pratiquement pas, le gouvernement n’ayant aucune politique en la matière qui aurait donné une chance aux congolais qui ont de bons projets.

Ce sont les dirigeants congolais qui favorisent cet état de fait, la faute n’incombe pas aux étrangers. Respectons nos lois et les étrangers feront de même.

Développer un esprit xénophobe n’est pas la solution. Il faut organiser une véritable guerre contre la corruption et ceux qui l’entretiennent.

A Brazzaville, tout le monde sait qui prélève les taxes des boutiques de l’avenue de la Paix…

(LEKOBA) : Certains internautes vous reprochent d’être dans votre planque en Europe et de donner des leçons à ceux qui sont sur le terrain ?

D’autres estiment que l’idée de ‘’Exodus’’ avait déjà été proposée.

Si nous avions été en planque en occident nous n’aurions pas proposé cette opération ou d’autres d’ailleurs, comme l’opération BMA (Bien Mal Acquis) ou la plainte dans l’affaire des disparus du Beach. Le danger n’est pas toujours là on le pense.

Je profite de cette question, puisque interpellé ici, pour rappeler que je ne suis pas l’arbre qui cache la forêt, je ne suis qu’un élément peut-être plus visible que d’autres, appartenant à des structures militantes parmi tant d’autres, qui essaient à travers le monde de faire entendre leurs voix. Toutes ces organisations constituent une toile qu’il faut densifier.

Je me suis toujours donné comme discipline militante de ne jamais critiquer l’opposition en public.

Je sais seulement une chose : c’est qu’au Congo il y a aussi des hommes politiques courageux et responsables mais les conditions du travail politique sont extrêmement difficiles (pas de medias, pas de moyens financiers, tracasseries policières, corruption généralisée, quasi impossibilité d’organiser des meetings d’envergure…)

C’est bien pour cela que la diaspora doit travailler étroitement avec le mouvement démocratique intérieur, elle n’est pas confrontée à ces handicaps.

Loin de moi l’idée de m’accaparer d’une quelconque idée. Vous savez en politique, il n’y a vraiment rien de nouveau, toute l’opportunité est de choisir l’idée, le moment et la présentation. Pour le reste, c’est juste un problème de convaincre ceux qui nous écoutent.

Je pense avoir modestement essayé, toute ma vie, d’être du côté des opprimés.

Il ne faut pas regarder le doigt qui vous montre la lune, mais la lune elle-même.

Le défi de ‘’Exodus’’ est ouvert, il faut le relever.

(TSIBA) : Pouvez- vous résumer l’opération ‘’Exodus’’ en quelques mots clés et donner la séquence du déroulement de l’opération ?

L’état de la nation est déplorable :

Notre pays le Congo traverse une crise dramatique qui hypothèque son avenir pour plusieurs décennies tant sur le plan économique que sur la volonté des hommes à construire cette nation. Les populations n’ont plus foi en rien.

Les solutions :

Seul le retour au bercail de la diaspora dans toutes ces composantes en synergie avec le mouvement démocratique et progressiste intérieur peut permettre un nouveau pacte entre le peuple et ses bâtisseurs.

L’opération ‘Exodus’’ :

Le retour au Congo, est philosophique et pratique pour tous ceux qui veulent mettre leur savoir-faire au service de l’Afrique et du Congo. Il ne s’agit pas seulement des politiques. Il n’est nullement question pour tous de repartir mais de mettre sur place des conditions d’égalité de traitement pour tous, particulièrement pour ceux qui veulent entreprendre et innover. Ce qui n’est pas le cas en ce moment

Conditions sine qua non :

Pour que ce mouvement de la diaspora s’opère positivement, il faut que les états généraux aboutissent sur une nouvelle politique au service des citoyens. Politique de redressement des infrastructures de base pour assurer la rétention sur place de la jeunesse. Transparence dans la gestion financière et dans la répartition des richesses, partage et décentralisation du pouvoir, pour que chaque congolais où qu’il soit, ait sa parcelle de ce pouvoir.

Séquence :

La première étape consiste à parcourir le monde pour expliquer et discuter du projet.

A ce propos, il faut préciser que les équipes de l’opération ‘’Exodus ‘qui se déplacent à travers le monde le font sur invitation des congolais.

Si vous voulez organiser une rencontre à travers le monde sur ce projet ambitieux contactez-nous à l’adresse suivante

exoduscongo@yahoo.fr

Ensuite doit avoir lieu une conférence de la diaspora qui permettra à cette diaspora de présenter l’esquisse de son projet par rapport aux grands sujets de l’heure à savoir les instruments de la gestion du pouvoir politique et économique adaptés à l’état réel du Congo dans le monde moderne.

Le but ultime de l’opération est la tenue des états généraux de la nation à Brazzaville.

Notre proposition est une main tendue au pouvoir actuel et à toute la nation. Elle peut permettre une sortie de crise honorable et profitable pour tous. Elle n’écarte pas le fait que la justice doit passer, elle seule scelle le pardon.

Mon dernier mot ira en direction des hommes politiques du pouvoir en leur disant ces quelques phrases :

Le moment est venu d’être des grands hommes à l’instar des Mandela, Martin Luther, Lumumba et autres qui n’ont pas hésité à marcher parfois à contre courant.

Beaucoup de mal a été fait et continue à l’être au profit de nos égoïsmes.

L’homme politique africain n’est il qu’un ventre? Apprenons à aimer nos pays.

Il y a un temps pour tout, pour la violence, pour le dialogue et pour la construction.

Que choisissons-nous pour les générations futures au moment où notre continent est la risée du monde entier ?

Cette interview a été réalisée et diffusée par www.congo-liberty.com

Le 30 Septembre 2011

EXODUS: repartir au pays exiger notre part de bonheur à coups de conférences nationales.

29 août 2011

Conférence nationale et opération « Exodus »

 

 

 

 

Toungamani Benjamin
Président
Plateforme Congolaise contre la Corruption et l’Impunité
P.C.C.I

        

 

 

L’état de la nation (en quelques lignes)

Notre pays le Congo traverse une crise dramatique qui hypothèque son avenir pour plusieurs décennies.  Les constats en la matière sont redondants, ils font l’unanimité des congolais qu’ils soient   de l’intérieur ou de l’extérieur du pays.

Les atteintes les plus dangereuses sont liées à la médiocrité élevée au rang de valeur nationale et à l’intelligence transformée en éléments subversif. La privatisation quasi-totale de l’enseignement et la démission des pouvoirs publics face à la formation des jeunes  en sont les manifestations les plus spectaculaires. La prospérité d’un pays ou d’une nation ne dépend pas uniquement de la richesse naturelle de son sous sol mais de sa capacité de la traduire en atout  d’apporter des réponses adéquates aux nouveaux enjeux politiques et économiques   africains et planétaires.

Le Congo  n’a plus de PROJET national. En a-t-il eu un jour ? Sa classe politique  ne se renouvelle plus. Elle est sclérosée. Ce sont les mêmes acteurs responsables de guerres civiles, échecs  économiques culturels et sociaux qui s’alternent au pouvoir depuis  plusieurs décennies. Sassou, Kolélas, Lissouba et autres Ntoumi (liste non exhaustive)

Et la conférence nationale ?

La Conférence Nationale  Souveraine n’a été qu’une petite accalmie  dans ce vide. Malgré  quelques  acquis comme la constitution de 1992, les bases requises pour commencer à concevoir le PROJET n’ont pas été mises en place. Parmi ces bases, il y avait la création d’une force du changement.

Des forces du changement ont bien été envisagées par le Pari, le Molidé, la Cause, le Fdr et d’autres individualités mais elles ont été vite récupérées par les politiciens classiques. Un débat houleux a bien eu lieu avec le premier ministre de l’époque sans déboucher sur  des avancées significatives. Un des sujets de la discorde avait été le manque de concertation dans la composition du gouvernement de la transition.

Au sortir de la CNS, l’idée de démocratie a été essentiellement associée  au multipartisme, donc au vote  mais en oubliant une autre notion fondamentale : l’existence des contre pouvoirs et leur action indispensable dans l’animation de la démocratie participative.

Bien malin, le militant politique qui peut nous donner les projets politiques et économiques prônés par le PCT, le MCDDI ou L’UPADS au sortir des états généraux de la nation.

De la justice sociale ?

Du libéralisme pur et dur ?

De la sociale démocratie  à la mode africaine ou non ?

Du panafricanisme ?

Un constat terrifiant

Les fameux grands partis se sont allègrement partagé les échecs patents tant au niveau économique, que politique. Ils ont entretenu entre eux, des relations  incestueuses qui ont abouti à la mort et au traumatisme d’une grande partie de notre population. Ils ont permis l’émergence des  situations qui rendent  presque fréquentables, des théories comme nécessité de la tribalité ou  la bénédiction de la « France à fric ».

Le PCT se taille la part du lion et reste à juste titre la cible principale.

Aucun parti au pouvoir ou non au pouvoir n’a encore défini  ou énoncé  ses idées par rapport à des questions fondamentales  telles que la monnaie, l’exploitation des matières premières ou la stratégie de développement par rapport à la mondialisation. Ces partis sont juste des machines  ethnocentriques électorales, seule les intéresse la prise du pouvoir central.

 Quelques rappels historiques

Rappelons pour les nouvelles générations que nombreux d’entre nous (les anciens) avons fait nos études secondaires dans des écoles publics ou  dans des internats  subventionnés par l’état. La scolarité était gratuite, des milliers de cadres d’origine  modeste ont pu  ainsi être formés. Le budget national était alors de moins de 21 milliards. Comment alors expliquer qu’avec  une trésorerie de près  de 2000 milliards, les élèves soient  assis à même le sol dans des classes surchargées ?

L’ingéniosité et les idées progressistes  étaient hier (jusque dans les années 70), la caractéristique du Congo en Afrique. Les débats et les initiatives pour une nouvelle  société commençaient à voir le jour. Nous discutions déjà de la mise en place d’une nouvelle monnaie et il n’était pas rare  que le président de la république (Ngouabi  en l’occurrence) vienne  débattre dans un amphi avec des élèves. Le Congo/Brazzaville a été dans cette lancée,  le premier pays d’Afrique centrale à fermer une base militaire française. On parlait déjà de la lutte anti-impérialisme  qui n’était autre chose que le combat contre la françafrique.

Le panafricanisme était considéré comme un outil indispensable pour la compétition mondiale du Congo (le Congo est allé jusqu’à lever une armée pour aller combattre l’apartheid, aider l’Angola pour l’accession à l’indépendance, servir de base arrière pour  l’UPC ou les lumumbistes ). La jeunesse regroupée dans l’AEC ou l’UGEEC était à la pointe du combat.

L’esprit de contestation des jeunes, a pris du plomb dans l’aile. L’UJSC qui remplacé l’UGEEC a fini le travail. Dire que  la jeunesse s’était déjà levée comme un seul homme en Novembre  1971 au Lycée Savorgnan de Brazza. Au menu des revendications : interdire aux voitures des fonctionnaires

d’être dans les rues en dehors des heures de travail …

Et les politiques ?

Dans toutes les sociétés les politiques  sont les concepteurs, les bâtisseurs des cathédrales sociales. Dans le cas du Congo, le désastre sociétal a lieu avec leur bénédiction. Le bateau sombre de tous cotés et ils nous parlent de chemin d’avenir. Le pays endette ses futures générations et l’on dit amen.

Le tribalisme et la corruption gangrènent tout le système et on applaudit lorsque, à l’aide d’emprunts, on réussit  tant bien que mal à réaliser un barrage ou un aéroport qui, dans un autre pays africain ne dérangerait même pas un ministre pour son inauguration.

Les politiques actuels sont incapables de proposer une alternative crédible, le peuple ne croit plus en sa classe politique.

A ce déficit criard s’ajoute le nouveau  phénomène des fraternités d’obédience occidentale.

L’occident, tout le monde le sait, a des comptes à rendre à l’Afrique depuis la traite des noirs en passant par le colonialisme. Il aurait été  plus judicieux que l’Afrique engendrât  ses propres fraternités.

Aujourd’hui, une grande partie des cadres politiques et administratifs sont francs maçons. Si les maçons européens ont mené historiquement des combats remarquables comme l’abolition de la peine de mort ou la laïcité, les maçons congolais tardent à nous montrer leur savoir faire.  Nous aurions aimé que les maçons favorisent l’école de la république, mènent une lutte à mort contre la corruption ou sécrètent le renouveau du nationalisme africain.

Est il possible qu’un homme politique partage cette double fidélité sans qu’un jour  il n y ait incompatibilité ? Comment expliquer qu’à travers l’Afrique, des présidents dirigent des loges en étant des dictateurs aux mains sales ?

THORN HEATH (faubourg de Londres) Dimanche 7 aout 2011.

« …Monsieur Toungamani, avant de nous entretenir sur votre projet de conférence nationale et retour au pays, nous voulons savoir si vous êtes franc maçon ?

Et la Diaspora ?

Depuis quelques  années, il y a une importante  hémorragie  des cadres et des forces vives congolaises au profit de l’occident. Une fois dans le mirage européen, le débat politique congolais  ne touche qu’une partie infime d’entre eux, tant il ne dégage pas de projet clair et global qui les ferrait vibrer. On voit naitre des déviations du genre (exhibitionnisme lors des cérémonies mortuaires …) tolérées par les autorités. Le Congo qui était à la pointe du mouvement  semble vouloir  développer une anticulture , pour éviter toute forme de contestation sociale.

La partie politique de la diaspora se perd dans des considérations contradictoires. Tantôt elle se croit indispensable au dénouement de la crise, parfois elle considère que le travail politique ne peut se faire que sur le terrain congolais.

Elle  essaie de créer des organisations politique ou de la société civile qui restent limités quantitativement : une petite dizaine d’adhérents (il faut trouver de quoi occuper les militants loin du terrain congolais)

Les structures caritatives sont logées à la même enseigne (les autorités congolaises ne leurs facilitent pas la tache lorsqu’elles ne les boycottent pas tout simplement). L’aide humanitaire ainsi engendrée ne parvient pas toujours aux destinataires.

Notre proposition : Une concertation nationale et « l’opération Exodus »

La diaspora a aussi  la responsabilité du combat contre le désordre actuel au Congo. Concevoir le retour pour donner un coup de main à lutte contre à l’ijustice.

Même si vivre en occident s’avère être plus aisé matériellement qu’au Congo, les exilés politiques volontaires ou involontaires et les forces vives, oubliés de la prospérité congolaise, veulent repartir au pays dans leur ensemble.

Ce retour vers la mère patrie a existé après la conférence nationale. De nombreux cadres et autres politiciens n’ont pas hésité à faire le chemin à contre vent, persuadés qu’ils pouvaient tirer  leur épingle du jeu.  Les conditions subjectives et objectives semblaient être en place pour permettre un nouveau départ.

Hélas, la gestion hasardeuse de Pascal Lissouba suivie du coup d’état de Sassou  Nguesso a mis un frein à ce mouvement. Les guerres contre les civils puis la marginalisation de certains groupes sociaux et même régionaux a renvoyé vers l’exil des quantités importantes de congolais.

Aujourd’hui au Congo, les conditions politiques et sociales ne garantissent pas une égalité de chances à tous les citoyens.

Pour que l’opération « Exodus » ait lieu Il y a  nécessité que les forces démocratiques de l’intérieur et     de l’extérieur travaillent la main dans la main pour la mise en place des conditions indispensables  afin de redonner au pays un nouvel élan pour son avenir.

C’est ainsi que nous devons soutenir, susciter, accompagner même financièrement toutes les actions de mécontentement qui se font actuellement au pays (grèves, manifestations et indignation de toutes sortes)

D’autres peuples y arrivent, pourquoi pas nous.

Ceci est un grand dessein, L’Afrique ne doit pas toujours  être le dernier des continents. Le grand oublié de l’histoire. C’est le cadet des soucis des marionnettes au pouvoir.

Une autre conférence nationale ou concertation nationale reste la seule solution, que le peuple aille la chercher dans la rue, par l ‘établissement d’un rapport de force ou par la négociation. Le pouvoir congolais est dans l’impasse.

Comme en Afrique du sud, pour procéder à la réconciliation, nous sommes obligés de passer par la vérité. Elle seule permettra le pardon.

A tous ceux qui estiment que celle de 1990 n’a engendré que des catastrophes, nous répondons que s’il le faut 10 ou 20 concertations devront être organisées tant que les gardes fous de la démocratie ne fonctionneront pas.

La diaspora doit d’ores et déjà envisager  ses propres assises, sa mini conférence. Elle  permettrait  toutes ses composantes de se donner   une légitimité, parfaire son unité d’action, résoudre ses problèmes de guéguerres des clochers mais surtout débarquer à Brazzaville en grand nombre et en rangs  serrés.

Pour éviter les déboires passés, il faut d’ores et déjà mettre en place les nouvelles forces du changement et les conditions d’une transition reussie.

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